^^

Voilà. Je passe l'éponge je me tire je me casse je me barre je laisse ma place je m'en vais je tire ma révérence je présente mes aurevoirs je vous adresse mes saluts définitifs.
Tout a l'heure (non, hier), en passant sous le porche de Saint Sulpice (ah, Saint Sulpice!) je me suis dit bêtement: oh lala, je quitte le petit monde qui m'a vu naître. Eh bien camarades et professeurs, je vous le dis, je pars et sans regrets. Un seul peut être: qui donc deumeurera??? (soupir =P)
Je suis folle: j'ai pris quatre langues étrangères, plus l'option Economie, y aura des heures de cours le samedi matin. Qui sait, je sombrerai peut-être dans la lourde et poreuse solitude de l'Intello déchue, travaillant de jour comme de nuit, esclave d'un univers élitiste et selectif, comme au Japon où les jeunes trop blasés se suicident à force d'accumuler le Savoir. C'est ca: vous me verrez quelque fois dans les rues du Sixième, avec des lunettes rondes et des boutons plein la face, des dents toute jaunies et des cernes toute noires, et des joues toute creusées de désespoir.
(Diantre, comme j'écris bien la tragédie!! =D)

Ou, sinon, me verrez-vous resplendissante de culture, façonnée à l'image de l'élève parfaite, irréprochablement coiffée d'une queue de cheval bien haute, la tête bien haute, la poitrine bien haute, le sourire hagard. J'aurai alors comme camarades des riches talentueux, qui se piquent et se baisent, et puis je finirai par tomber moi aussi dans les méandres de la drogue, et terminerai ma jeunesse entre Etudes et Cocaïne, impardonable, salie, bafouée et deshonorable.
Ou bien, simplement, je m'enfermerai à chaque réréation au CDI et finirai suicidaire simplement pare que je serai devenue dépendante à quelque chose, nimporte quoi dont les autres pourront se passer.

Ou alors, je ferai comme à Saint Sulpice, mais en mieux: je travaillerai uu peu plus qu'à l'accoutumé, et chaque samedi soir, on se donnera rendez-vous à Plave Vagin, avec les gobelets en plastok et les bouteilles de JD, de Paso, de Rhorhom et de Sweet Absolut. Hein ? Et des guitares, et que jte raconte ma vie, et que tu m'racontes la tienne, et qu'on s'en mette une dans la tronche et que jte dise que je t'aime.

Loool. Sérieux, quitte a choisir, j'préfère red'venir alcolo =P







A mes enfants.
"J'ai connu, pendant une période de ma vie, une grosse bande d'enfoirés à qui j'ai tout donné, tant la vie était bonne, tant l'air sentait bon, tant les gens marchaient pas droit et tant moi j'me sentais cucul."

A mes parents.
"J'ai connu, pendant une période de ma vie, un groupe de personnes à qui j'ai tout donné, tant la vie était bonne, tant l'air sentait bon, tant nous étions dévergondés, et tant moi jme sentais ............"


A Dieu.
"Je savais que t'étais un sacré brave gars: toujours là pour moi. T'es vraiment un super pote. Je te souhaite une joyeuse continuation, reste toujours à mes cotés, hein ? Allez sérieux fais pas l'bâtard"

A Sabardin.
"T'aurais pu faire mieux connard. Sache en tout cas que les 32 retards dans mon dossier c'est comme 200 quilles dans ton trou de bal."

A Anne.
"Merci sincèrement pour les efforts que tu as fourni pour m'intégrer à Blomet. Pense bien à te payer une chirurgie des cordes vocales, à descendre ton bureau de cette putain de mezzanine, parce que les 10 fois ou j'ai faillis me casser la gueule c'est comme .... ... ...... ...... et fringue-toi mieux s'te plait"

A Corinne.
"Tu sers tellement à rien que je t'aime comme une folle. Arrête de te teindre les cheveux."

A Arsène.
"www.maigrirendouceur.com"

A Castel.
"Bravo, t'as tenu le coup."

A Jean.
"Pfffffffff."

A Saint Aubin.
"Vous m'avez toujours fait beaucoup d'effet, vous savez..."



A ceux que je ne verrai pas avant septembre:
"wazaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa. Place Vagin samedi soir 18 heures, sans faute; Bonne vacances =D"




# Posté le mercredi 27 juin 2007 20:00

merde

Je peux vous demander quel est le ministère qui s'occupe des institutions de vente pour Attrape-Couillons?
Et dans ce ministère, le département de gestion des arnaques commerciales?
Et dans ce département, la section des solutions à l'incompétence des salariés?
ET DANS CETTE PUTAIN DE SECTION, LE BUREAU DU P-DG DE NEUF TELECOM?????

# Posté le jeudi 21 juin 2007 07:45

voila. article [très] provisoire

Ne vous moquez pas, ce sont mes amis.

# Posté le lundi 14 mai 2007 11:48

contine:

°°°°°Un jour, alors qu'on mangeait ensemble sur la terrasse du Café Montsouris, il m'a dit au cours d'une banale conversation que, lorsqu'il s'agissait de sentiments, je calculais tout, je prenais les éléments pour les mettre en équation, et que je « donnais à ce qui fait le piquant d'une relation ce coté clinique et réservé".
°°°°°Je lui ai humblement répondu (avec la même sérénité que d'habitude), que cela consistait à se protéger d'une manière artificielle avec une impression de toute puissance: celle de pouvoir contrôler l'instinct par la logique, l'implacable logique. Je lui ai dit qu'en sachant comment résoudre les choses en y réfléchissant, on s'épargnait bien des douleurs morales.


°°°°°Il l'a mal pris, évidemment: refuser de se mettre en danger sur le plan affectif, plus particulièrement à l'égard des hommes, c'était refuser l'amour, c'était donc forcément réfuter la moindre de ses vertus; ce qui revenait à bannir la confiance ou d'autres formes de fusion des deux esprits. Or les gens fermés n'avancent qu'à reculons : on ne s'y intéressent guère plus de temps que ce qu'il n'en faut pour les cerner. Dans certains cas même, des cas extrêmes, ces gens ne servent à rien, en fait.
°°°°°Ce n'était pas ma faute, grand Dieu. J'étais, de caractère, une femme qui vénérait le pouvoir de la parole, et qui par delà ces qualités, je veux dire, pour excuse, s'avérait être particulièrement loquace. Ouverte au dialogue et amatrice de débats. Il me plaisait de parler, de négocier, d'analyser, de voir les idées se déranger et s'arranger, s'affronter, se détruire et se séduire. Le problème était bien sûr que cet état de transe dans lequel je me trouvait lors d'un échange verbal se calquait aussi dans des situations ou il fallait laisser parler le coeur. L'instinct.
°°°°°Je n'avais plus d'instinct, tout était réfléchi, classé, rangé, chaque évènement était assimilé à un dossier, avec une place et une utilité précise dans ma vie de tout les jours. Je ne laissais jamais au temps la possibilité de me prendre au dépourvu; car même si l'impromptu me surprenait, je ripostais vivement en raisonnant. Je pesais le pour, le contre, je banalisais le problème, je généralisais, je conceptualisais.
°°°°°Je ne souffrais jamais.
°°°°°C'était dans un univers retranché, étriqué, coincé entre solitude et désespoir, que je laissais si cela me paraissait nécessaire, cracher de tout mon être cette puanteur sordide que dégageaient le trop de réflexion, le trop de mépris à l'égard de mes sentiments. C'est là que l'on pouvait me trouver, douce et empathique, épurée de vice et naturellement amoureuse.
°°°°°C'était à l'écrit seulement, ou devant le visage rassurant d'un ange auquel j'étais attaché, que l'on pouvait m'observer, libre, dansante dans la volupté d'un bonheur qui n'était en fait que ce dont j'avais le plus peur.






contine:

# Posté le vendredi 04 mai 2007 16:04

Modifié le dimanche 06 mai 2007 07:14

Si c'est bien dur de me faire frissoner, considérez ce qui y parvient comme quelque chose hors du commun.

Si c'est bien dur de me faire frissoner, considérez ce qui y parvient comme quelque chose hors du commun.
On aime les beaux mots, hein;
Mais savons-nous ce qu'est un artiste ?


Chacun ses opinions, mh, mais pardonnez cette impudence: ce morceau incarne la beauté universelle, le comble de la littérature française chantée.
Remarquez faut avoir du goût aussi.

# Posté le mercredi 02 mai 2007 15:08